La voix qu'on n'entend pas
Créé le 05/03/2026 11:34
Un murmure dans le brouhaha, pour celui qui veut entendre
Par Ju Mirfak
Nombre de mots : environ 3 000 mots Temps de lecture estimé : environ 14 minutes
Avant de lire : une boussole
Nous portons tous en nous un bestiaire. Pas une métaphore poétique — une réalité neurobiologique. Ce sont les gardiens de notre architecture intérieure, et pour comprendre ce qui suit, il suffit d'en connaître trois.
Le Chien est notre amygdale — le gardien de l'alerte. C'est lui qui fait battre votre cœur quand vous entendez un bruit suspect. Il ne réfléchit pas, il réagit : combattre, fuir, ou se figer. Il est vital. Mais quand il est seul aux commandes, il devient un tyran intérieur qui voit des ennemis partout.
Le Hibou est notre cortex préfrontal — le gardien du discernement. Il observe, il contextualise, il cherche la nuance là où le Chien ne voit que le danger. Il n'éteint pas la peur, il l'écoute et décide si elle est justifiée. C'est lui qui transforme la réaction en réponse. Attention cependant : un Hibou peut dysfonctionner. Quand il utilise son intelligence non pour réguler mais pour manipuler, il devient ce que j'appelle un Hibou Glacial — un stratège froid, sans éthique, qui instrumentalise la peur des autres à des fins de pouvoir.
Le Mycélium Social, enfin, est un concept collectif. C'est le réseau souterrain de solidarités horizontales — associations, collectifs, lanceurs d'alerte — qui agit quand les institutions faillissent. Il se distingue de la Meute, synchronisée par l'émotion contagieuse (le Chien collectif). La Meute veut du sang ; le Mycélium veut tarir la source.
Ces gardiens reposent sur la théorie polyvagale de Stephen Porges, les travaux de Bessel van der Kolk et les neurosciences affectives de Daniel Siegel¹.
Ceci posé, entrons dans le vif.
Ce que l'algorithme m'a montré
Ces derniers jours, un drame occupe l'espace médiatique français. Un jeune homme de vingt-trois ans, Quentin Deranque, militant identitaire, est mort après avoir été roué de coups à Lyon en marge d'une conférence politique. La justice a ouvert une enquête pour homicide volontaire. Des individus masqués, au moins six, l'ont frappé alors qu'il était à terre.
Un homme est mort. Un jeune homme. Rien — aucune idéologie, aucun contexte, aucun « mais » — ne peut rendre acceptable qu'on tabasse quelqu'un à terre jusqu'à ce que mort s'ensuive. Cela s'appelle un lynchage, et le nommer est le minimum de la décence.
Voilà pour le fait. Maintenant, observons ce qui se passe autour du fait.
La machine médiatique tourne en boucle. Mais pas seulement elle. Des élus de la République — des représentants du peuple, ceux-là mêmes qui devraient incarner le cadre commun — jettent de l'huile sur les braises. Le président intervient. Des responsables politiques instrumentalisent un cadavre encore tiède pour régler des comptes partisans. Les permanences sont vandalisées, les candidats aux municipales menacés de mort, et ceux qui devraient être les arbitres — président en tête — ont choisi de descendre dans l'arène pour mordre avec les autres.
Le débat se polarise instantanément : c'est la faute de l'extrême gauche, c'est l'ultragauche qui tue. Point final. Circulez.
C'est dans ce fracas que l'algorithme de Facebook m'a glissé un texte que je n'attendais pas. Un communiqué signé par Daniel Guerin, vice-président de Police République Citoyenneté — PRC —, une association que je ne connaissais pas.
Et ce texte m'a arrêté.
Quand le Gardien de la Paix réveille son Hibou
PRC n'est pas un syndicat de police classique. C'est une association fondée par d'anciens cadres du SGP (Syndicat Général de la Police), historiquement humaniste, qui défend une vision du métier diamétralement opposée à celle des syndicats majoritaires comme Alliance. Leur boussole tient en trois mots : Police, République, Citoyenneté. Leur combat, porté notamment par Jean-Louis Arajol, auteur de Mais que fait la Police ? : que le policier reste un Gardien de la Paix — au sens plein du terme — et non un bras armé au service d'un agenda.
Leur texte, intitulé Violences Politiques : le mal récurrent d'un même modèle, fait quelque chose que le débat public est incapable de faire en ce moment. Il tient les deux bouts.
D'un côté, il pose un constat sans ambiguïté : « Si le crime, tel qu'il soit, ne doit pas rester impuni, utiliser la mort d'un homme à des fins purement politiques et démagogiques est tout autant condamnable. »
De l'autre, il dresse une chronologie — froide, sourcée, implacable — des violences d'extrême droite commises en France depuis 2022. Des assassinats. Des agressions racistes au couteau, à l'arme à feu, à la voiture-bélier. Des faits documentés par la presse régionale, dont aucun n'a provoqué de polémique nationale comparable à celle que nous vivons.
Nommer cette asymétrie — des dizaines de crimes racistes sans onde de choc médiatique face à un drame unique qui embrase le pays en quelques heures — n'est pas relativiser la mort de Quentin Deranque. C'est poser la question que personne ne veut entendre : pourquoi certains morts comptent-ils plus que d'autres dans notre espace public ? Cette question n'est pas rhétorique. Elle est clinique. Et la réponse est neurobiologique autant que politique.
Ce n'est pas une posture partisane. C'est un diagnostic posé depuis l'intérieur de l'institution.
Et c'est précisément cette position — des policiers qui parlent comme des Hiboux à l'intérieur d'une machine en surchauffe — qui m'a donné envie d'écrire.
Ce que PRC m'oblige à penser
Je dois être honnête. Dans mes livres, j'utilise l'image du « Hibou Policier » — et je ne lui fais pas un cadeau. Ce Hibou-là, dans mon modèle, c'est le cortex préfrontal dévoyé : celui qui utilise son intelligence non pour réguler mais pour réprimer, non pour écouter mais pour contrôler. Un Hibou au service de l'ordre, pas de la paix. Un Hibou qui surveille et punit au lieu d'observer et d'intégrer.
La découverte de PRC m'oblige à nuancer cette image. Et j'en suis heureux.
Car ce que PRC incarne, ce n'est pas le Hibou Policier de mes livres. C'est un Hibou Gardien de la Paix. La différence est fondamentale.
Le Hibou Policier impose le silence. Le Hibou Gardien de la Paix crée les conditions de la parole. Le premier veut l'obéissance ; le second veut la confiance. Le premier est au service du pouvoir ; le second est au service du vivant.
C'est une leçon d'humilité pour l'auteur que je suis. La réalité est toujours plus riche que la théorie. Et quand elle vient nuancer votre propre modèle, la seule réponse digne est de l'accueillir — comme le Hibou accueille le signal du Chien : sans le nier, en l'intégrant.
Anatomie d'un emballement
Prenons encore du recul. Ce qui se joue sous nos yeux en ce moment, ce n'est pas seulement un drame judiciaire. C'est un mécanisme neurobiologique à l'échelle collective — celui de la contagion émotionnelle.
Quand un événement violent frappe, l'amygdale collective s'active. Le Chien aboie. C'est normal, c'est sain. Le problème n'est jamais l'alerte — le problème, c'est ce qui se passe quand personne ne prend le relais pour contextualiser, vérifier, nuancer. Quand le Hibou est absent. Ou pire : quand ceux dont c'est la fonction — les élus, les institutions, les médias — choisissent délibérément d'exciter le Chien plutôt que d'éveiller le Hibou.
Ne nous y trompons pas : ceux qui attisent ces peurs ne sont pas eux-mêmes des Chiens paniqués. Ce sont des Hiboux Glaciaux — des stratèges froids qui instrumentalisent l'amygdale collective à des fins de pouvoir. La peur est leur matière première ; le Chien des autres, leur outil. Le fascisme, le racisme structurel ne sont pas de simples « aboiements » — ce sont des constructions intellectuelles délibérées, des ingénieries de la haine conçues par des esprits qui savent très bien ce qu'ils font.
Voici ce qui se produit alors, étape par étape :
La saturation émotionnelle. Les chaînes d'information en continu, les réseaux sociaux, les notifications — mais aussi les déclarations incendiaires de ces mêmes Hiboux Glaciaux en costume-cravate : tout converge pour maintenir l'amygdale en état d'alerte permanent. Le cerveau ne distingue plus la gravité relative des événements. Il est en mode survie. Et un cerveau en mode survie ne délibère pas — il cherche un coupable.
La polarisation binaire. Le Chien ne connaît que deux catégories : ami et ennemi. Le « pour ou contre » s'installe. Toute nuance devient suspecte, toute tentative de contextualisation est perçue comme une trahison. « Si tu ne condamnes pas assez fort, c'est que tu es complice. » Ce mécanisme est vieux comme l'humanité, mais les réseaux sociaux lui ont donné la vitesse de la lumière — et certains responsables politiques l'utilisent comme un levier électoral.
L'effacement du Tiers. C'est le point critique. Dans une société fonctionnelle, il existe un Tiers régulateur — la justice, l'État de droit, les institutions — dont la fonction est de séparer l'émotion du jugement. De dire : « Nous allons enquêter, établir les faits, et rendre justice selon le droit. » Quand ce Tiers est perçu comme défaillant, partial ou complice — quand le président lui-même entre dans la mêlée au lieu de la surplomber —, le mécanisme d'auto-défense s'enclenche. C'est biologique. Un organisme qui ne fait plus confiance à son système immunitaire crée ses propres anticorps — souvent de façon désordonnée.
La spirale mimétique. Les violences appellent les violences. Des permanences sont attaquées. Des menaces fusent. Chaque camp invoque ses morts pour justifier sa colère. Et la spirale tourne, alimentée par le carburant le plus puissant qui soit : la conviction d'être dans son bon droit.
C'est exactement ce que PRC décrit dans son texte : « Lorsque l'autorité légitime et l'État de Droit s'avèrent incapables d'assurer la sécurité et la Paix Civile dans une société, c'est la porte ouverte à toutes les dérives, à commencer par celle qui consiste à se faire justice soi-même. »
Un policier républicain qui parle comme un neurobiologiste. Voilà ce qui m'a frappé.
Meute ou Mycélium : le test qui ne ment pas
Dans Le Chien, le Hibou et la Guerre, je propose une distinction que je crois vitale dans les moments comme celui-ci : celle entre la Meute et le Mycélium.
La Meute est instantanée. Elle retweete avant de lire. Elle cherche un coupable à lyncher. Elle est synchronisée par l'émotion contagieuse — le Chien collectif. C'est une tyrannie horizontale qui prend mille visages : le thread vengeur, le hashtag accusateur, la permanence vandalisée, le candidat menacé de mort. Et le responsable politique qui s'engouffre dans la brèche pour désigner l'ennemi du jour — celui-là aussi est un Chien de Meute, quand il ne fait pas le Hibou Glacial qui orchestre la curée.
Le Mycélium est plus lent. Il vérifie avant de partager. Il cherche la preuve, le droit, le levier structurel. Il est synchronisé par la procédure — le Hibou collectif. Il ne veut pas du sang. Il veut tarir la source.
La question, face à chaque impulsion qui nous traverse, est d'une simplicité brutale : suis-je en train de nourrir la Meute ou le Mycélium ?
Regardez votre cible. Si vous cherchez à détruire un individu, à l'humilier publiquement, à « lui faire payer » — vous êtes un Chien dans une Meute. Si vous cherchez à faire appliquer une loi, à rendre visible un dysfonctionnement, à couper un flux d'impunité — vous êtes une cellule du Mycélium.
Le texte de PRC est du Mycélium pur. Il ne hurle pas. Il documente. Il ne désigne pas un ennemi à abattre — il pointe un mécanisme systémique à réparer. Et il le fait depuis l'intérieur d'une institution que la plupart des gens ont cessé de considérer comme un espace de résistance.
Le Gardien de la Paix : un concept neurobiologique
Le titre de « Gardien de la Paix » est peut-être le plus beau grade de la fonction publique française. Et le plus trahi.
PRC et Jean-Louis Arajol rappellent que le policier n'a pas été conçu comme un soldat de l'intérieur. Il a été conçu comme un régulateur social. Un agent de co-régulation, diraient les neurosciences. Quelqu'un dont la présence, à elle seule, devrait signifier au système nerveux collectif : « Quelqu'un veille. Tu peux relâcher l'alerte. »
C'est exactement la fonction du Hibou dans mon modèle — du vrai Hibou, celui qui écoute et intègre, pas celui qui surveille et réprime. Un Gardien de la Paix qui fonctionne correctement est un Hibou en uniforme.
Or, que se passe-t-il quand le Gardien de la Paix se transforme en Force de l'Ordre ? Quand il cesse de réguler pour réprimer ? Quand on mobilise quatre-vingt mille agents pour mater des manifestants à Sainte-Soline mais qu'on laisse les nervis s'organiser sans intervention ?
Le Tiers régulateur s'effondre. Et avec lui, la confiance — cette infrastructure neuronale qu'il faut reconstruire pierre par pierre, preuve par preuve.
La confiance n'est pas une émotion magique. C'est un état neurobiologique. Stephen Porges l'appelle la « neuroception de sécurité » : la capacité du système nerveux à détecter inconsciemment que l'environnement est sûr, que les gens autour de nous sont fiables, que les règles sont respectées. Quand cette neuroception est cassée — quand le citoyen sent, dans son corps, que la loi ne s'applique pas de la même manière selon qu'il est puissant ou misérable —, son Chien passe en hypervigilance chronique.
Et un peuple de Chiens en hypervigilance, c'est un peuple prêt à mordre n'importe qui pour n'importe quelle raison.
Ce que PRC nous enseigne
L'existence même de PRC est une leçon d'espoir paradoxale.
Elle prouve que le Mycélium pousse partout — y compris dans les fissures du béton institutionnel. Que des individus, au cœur d'un système qui dérive, maintiennent leur Hibou éveillé. Qu'ils continuent de penser quand tout les pousse à obéir sans réfléchir.
Ils sont minoritaires. Ils sont isolés. Pris en étau entre une hiérarchie qui exige la docilité et une population qui ne voit plus en eux que des adversaires. Mais ils existent. Et le simple fait qu'ils existent change l'équation.
Leur message est celui que personne ne veut entendre dans la tempête actuelle : le problème n'est pas « la gauche » ou « la droite ». Le problème est un système qui produit de la violence en série — parce qu'il a cessé de remplir sa fonction régulatrice. Réparer ce système, c'est restaurer la confiance. C'est redonner au Gardien de la Paix sa mission première : être le Hibou de la cité, celui qui veille pour que les Chiens puissent dormir.
Ce que nous pouvons faire (vraiment)
Je ne vais pas vous mentir : en écrivant cet article, mon premier réflexe a été la colère. L'envie de balancer la liste de PRC en plein dans le débat, de crier au deux poids deux mesures, de pointer du doigt l'hypocrisie. Mon Chien avait flairé l'injustice et il voulait mordre.
Puis le Hibou a pris le relais. Pas pour étouffer la colère — pour la transformer.
Voici ce que la colère transformée peut devenir :
Faire connaître PRC. Écrire à policerepubliquecitoyennete@gmail.com pour leur dire qu'ils sont lus et soutenus. Pour des lanceurs d'alerte à l'intérieur d'une institution aussi fermée, savoir que des citoyens font la différence entre « la police » et « leur vision du métier » est un carburant vital.
Appliquer la Règle du Temps. Avant de partager quoi que ce soit sur cette affaire, triangulez. Avez-vous lu la source primaire ? Avez-vous cherché ce que « l'autre camp » en dit ? Une entité neutre a-t-elle confirmé les faits ? Si vous n'avez que l'émotion — attendez. Le Mycélium prend le temps d'affûter le couteau avant de couper le lien.
Résister à la polarisation. Oui, un jeune homme est mort et ses agresseurs doivent répondre de leurs actes devant la justice. Et oui, la liste des violences d'extrême droite impunies est un scandale documenté qui mérite autant d'indignation nationale. Les deux sont vrais. En même temps. La capacité de tenir ces deux réalités simultanément, sans que l'une efface l'autre, c'est exactement cela, l'énergie des deux loups.
Nourrir le Mycélium local. Soutenez les associations qui défendent l'État de droit. Participez aux conseils de quartier. Exigez une police de proximité. Chaque geste qui restaure un fragment de confiance entre les institutions et les citoyens est un acte de neurobiologie appliquée.
La paix n'est pas un acquis
Il y a une phrase de PRC qui résonne comme un écho de tout ce que j'essaie de construire dans mes livres : « Que les élus qui soufflent sur les braises d'un incendie qu'ils ont largement contribué à attiser eux-mêmes soient à jamais anéantis par cette arme si noble qu'ils exècrent : la Démocratie. »
La Démocratie. Je sais ce que ce mot provoque chez beaucoup d'entre vous. De la lassitude. De la méfiance. Peut-être du mépris. Et je comprends. À force de voir des élus brandir le mot comme un talisman tout en piétinant son esprit, à force de voter sans que rien ne change, à force de constater que « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » — le mot s'est vidé. Il est devenu, pour beaucoup, le nom poli de l'arnaque.
Mais ce que PRC défend, ce que j'essaie de construire dans mes livres, ce n'est pas cette démocratie-vitrine. C'est la Démocratie comme pratique quotidienne de la paix. Et la paix — j'ai mis du temps à le comprendre vraiment — n'est pas un état naturel. Elle n'est jamais acquise, jamais donnée. Elle se construit. Chaque jour. Activement. Délibérément.
La paix est un travail. C'est le travail du parent qui s'observe lui-même avant d'éduquer son enfant. C'est le travail du citoyen qui résiste à l'emballement pour vérifier l'information avant de la partager. C'est le travail du policier républicain qui refuse de trahir sa mission. C'est le travail invisible et têtu du Mycélium — sous le béton, dans les fissures, partout où un être humain décide de répondre à la peur par la lucidité plutôt que par la violence.
La Démocratie, la vraie, ce n'est pas le bulletin de vote tous les cinq ans. C'est la décision collective — renouvelée chaque matin — de soumettre nos Chiens les plus féroces à un cadre commun de délibération. C'est lent. C'est frustrant. C'est imparfait. Mais c'est la seule alternative à la guerre de tous contre tous. Et quand ce cadre est brisé — quand ceux qui devraient le défendre le détruisent de l'intérieur —, il nous revient, à nous, de le reconstruire. Pierre par pierre. Mot par mot. Geste par geste.
Le Mycélium pousse dans le silence. Même sous le béton. Surtout sous le béton.
¹ Pour une introduction accessible à ces travaux, voir notamment Stephen Porges, La Théorie Polyvagale ; Bessel van der Kolk, Le Corps n'oublie rien ; Daniel Siegel, Le Cerveau de votre enfant.
Pour aller plus loin
Cet article fait écho aux thèmes développés dans mes essais Le Chien, le Hibou et la Guerre et La Souveraineté et le Pouvoir.
Si vous préférez explorer ces idées par petites touches, voici quelques articles de mon blog qui prolongent directement ce texte :
- La faute de trop, vraiment ? — L'article qui a tout déclenché, en réponse à Plenel.
- L'allumette et la poudre — Ce que 24h de viralité politique apprennent sur notre biologie.
- Loyal à qui ? Loyal à quoi ? — Quand défendre la personne devient le piège du projet.
- La contagion invisible : Pourquoi nous ressentons ensemble — Comment l'émotion se propage d'un cerveau à l'autre et pourquoi nous sommes si vulnérables à l'emballement collectif.
- L'Énergie des Deux Loups, au-delà du « Pour ou Contre » — Sortir de la polarisation binaire pour transformer la colère en action.
- Gaza : Passer de l'émotion à l'action concrète — Un mode d'emploi pour canaliser l'indignation sans s'y consumer.
- Le Pouvoir des Mots — Pourquoi les mots sont des bâtisseurs de cerveaux — et des armes.
- Le rôle fondamental du travail sur soi de l'adulte pour accompagner les enfants — Parce que la paix collective commence dans le regard que nous posons sur nous-mêmes.
- Le 10 septembre — Quand la colère citoyenne cherche un débouché institutionnel.
- Quand le rocher fond — Sur la transformation intérieure qui précède tout changement durable.
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Le texte intégral de Police République Citoyenneté est consultable sur leur page. Contact : policerepubliquecitoyennete@gmail.com
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